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Promener plusieurs fois par jour son chien sur le pavé ou le bitume parisien est une activité qui peut à la longue devenir fastidieuse et monotone.
Mais à l’inverse ce peut être une source de découverte, l’occasion de porter un regard différent sur son lieu de vie.
Nous habitons un quartier, l’Est parisien, qui est riche en expression artistique urbaine.
Les places et rues d’Oberkampf, Belleville, Ménilmontant, sont des lieux où l’art de rue fleurit abondamment.
Grâce à l’action d’associations, plusieurs endroits présentent de grandes œuvres, réalisées par des artistes reconnus, plusieurs façades ont même leur programmation artistique où de nouveaux créateurs sont régulièrement invités à s’exprimer.



Le MUR (Modulable Urbain Réactif), 107 rue d’Oberkampf (11e), accueille un nouvel artiste toutes les deux semaines.

En haut de la rue de Ménilmontant (19e), se trouve cette fresque réalisée par Jérôme Mesnager :
des personnages forment une ronde et chantent « C’est nous les gars de Ménilmontant ».

Mais à côté de ces incontournables, ce qui peut enchanter chaque jour le promeneur sensible à cette expression artistique c’est la découverte de créations beaucoup plus modestes, disséminées au hasard des inspirations et des circonstances, car le street art est souvent discret et peut occuper de très petits espaces.
Graffitis, pochoirs, collages, de toutes natures, colorés, jovials, subversifs, émouvants, contestataires, surgissent dans les lieux les plus improbables. Au-delà des simples tags qui se contentent de  décliner des pseudonymes, ces réalisations de pochoiristes, peintres, graffeurs, designers, photographes, mosaïstes, rivalisent de créativité, interpellent le passant et l’invitent à un moment d’échange immédiat.


Au parc de Belleville (20e) les fresques de street artists tels que Seth, Kenor ou El Pez ornent murs et piliers.

Beaucoup d'artistes parlent « d’interaction » pour définir le rapport qu'ils entretiennent avec le passant. Répondre à leur liberté d’expression par une autre forme de liberté, une réaction immédiate et spontanée, c’est ce que je m’amuse à faire avec la complicité de ma chienne : Bélouga. Celle-ci pose toujours de bonne grâce devant ces dessins et le hasard fait le reste.
Parfois un petit moment d’échange va apparaître sur l’image  entre l’attitude de Bélouga et l’œuvre. Si nous trouvons aux alentours un objet pouvant participer à cette démarche d’interaction nous l’intégrons. Ce peut être un poisson en peluche oublié par un enfant dans le square d’à côté (que nous avons traversé alors que ce n’est pas permis aux chiens , mais l’esprit rebelle des street artists nous atteint aussi) ou, sa balle, mon écharpe, un livre, un élément végétal …etc.

 

Les images sont faites avec mon vieux portable, un antique modèle Sony Xperia qui depuis 10 ans voyage au fond de ma poche.
Rien de prévu ou de sophistiqué dans cette démarche donc, juste une volonté de rendre plus intéressantes nos promenades, d’en partager le plaisir, la découverte : cela nous incite à emprunter des ruelles, des passages, des impasses que nous n’aurions pas parcourus autrement.

Cela nous permet aussi de fixer l’image de ces œuvres attachantes. Car par essence le street art est un art éphémère, voué à disparaître, soumis à l'usure du temps ou aux services du nettoyage municipal. Photographier ces créations nous apparaît aussi comme un moyen d’en conserver le souvenir, de participer à l’histoire du quartier et d’en faire profiter, via ce site, celles et ceux qui sont intéressés par cette expression artistique.

Bonne visite à vous

AM et Bélou
 
 
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